La Russie oscille par rapport à de nouvelles sanctions contre l'Iran- 28.01.2010

28.01.10

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La Russie oscille par rapport à de nouvelles sanctions contre l'Iran

Le 16 janvier 2010 des diplomates de six puissances majeures ont discuté le renforcement éventuel de nouvelles sanctions contre l'Iran à l'égard du dossier nucléaire iranien. Cependant, selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergei Ryabkov, aucune décision de mesures prochaines n’a n'a été prise à l'issue de cette l'entrevue. "L'efficacité de [nouvelles] sanctions est très douteuse." [1] Mr. Ryabkov a également dit que "Nous allons passer en revue toutes mesures qui puissent être envisagées pour renforcer la voie politique et diplomatique afin de résoudre le problème." [2]

Par ailleurs, le 1er décembre 2009, un diplomate russe a déclaré que la Russie accepterait tout consensus sur de nouvelles sanctions contre Téhéran. "S'il y a un consensus sur des sanctions contre l'Iran, nous ne nous tiendrons pas à l'écart. [...] Nous réfléchirons à des sanctions mais ce n'est pas une question pour les quelques prochaines heures ou semaines. Nous préférerions que l'Iran coopère plus ouvertement avec l'AIEA et montre des mesures claires pour dissiper les inquiétudes […] plutôt que de sanctionner l'Iran," a dit la source diplomatique russe. [3]

En septembre 2009, Dmitry Medvedev a dit que les sanctions étaient rarement productives mais parfois "inévitables". [4]Toutefois, peu après ces révélations, Andrei Nesterenko, porte-parole du ministre des Affaires étrangères, a dit: "Ce langage des sanctions, n'est pas notre langage. Il a déjà été prononcé de nombreuses fois." [5]

En octobre 2009, le Premier ministre russe a mis en garde les puissances occidentales qu'elles n'obtiendraient rien en essayant d'intimider Téhéran. [6] "Les sanctions contre l'Iran ne sont guère possible à l'avenir," a dit Serguei Prikhodko, aide principale au Kremlin en matière de politique étrangère. [7]

Cependant, en novembre 2009, la Russie a soutenu une résolution rédigée par l'AIEA dénonçant le programme de développement d'armes nucléaires iranien. L'AIEA a voté en faveur d'une résolution demandant le gel immédiat de l'enrichissement nucléaire en Iran. [8]

Historiquement, la Russie a refusé l'imposition de nouvelles sanctions contre l'Iran bien que le président russe Dmitry Medvedev ait insinué que la position de la Russie pouvait changer à la suite de la révélation par Téhéran de son site d'enrichissement d'uranium près de Qom. [9] Le Premier ministre,Vladimir Poutine, avait verbalement critiqué de telles mesures par le passé. [10] Au cours de sa réunion avec Hillary Clinton, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a dit que la Russie était "très réticente" quant à de nouvelles sanctions : "Les menaces de sanctions et les menaces de pression dans la situation actuelle sont, à notre avis, contreproductives," a-t-il dit. [11]

La Russie entretient les plus solides relations avec Téhéran par rapport à toute autre puissance mondiale. Sa capacité à fournir comme aide technique au mouvement nucléaire iranien lui confère, selon certains experts, un avantage sans pareil à Téhéran. [12]

Serguei Lavrov a dit que pour le moment il serait inopportun de parler d'une quatrième série de sanctions du Conseil de Sécurité de l'ONU contre l'Iran. [13]Il a ajouté que les sanctions pourraient seulement être utilisées si la diplomatie et la politique échouent et cela ne peut pas s'appliquer pour l'Iran. [14]

La Russie est un membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, ce qui lui permet de s'opposer aux résolutions des sanctions, quoiqu’il advienne. Aujourd'hui, la Russie semble se placer en arbitre dans le conflit entre l'Iran et l'Occident. [15]

Contrat sur l'uranium avec l'Iran

Un contrat, rédigé par l'AIEA et approuvé par les gouvernements occidentaux à Genève au mois de septembre 2009, suggérait que l'Iran exporterait en Russie une partie de ses propres réserves d'uranium faiblement enrichi pour être raffiné pour un réacteur à Téhéran fabriquant des isotopes médicaux. Au mois d'octobre 2009, l'Iran a demandé des modifications, contestant la base de l'accord entre les États-Unis, la France et la Russie. [16]

Ingérence de la Russie en Iran

La Russie joue un rôle clé en intervenant auprès de l'Iran à se plier aux demandes internationales. Le 7 septembre 2009, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est rendu à Moscou et a rassuré le leadership russe qu'Israël ne lancerait pas d' attaques préventives contre les usines nucléaires iraniennes, à condition que Moscou promette de ne pas fournir à l'Iran le système S-300, un missile offensif capable de porter des ogives nucléaires. [17]

En octobre 2009, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a transmis à Moscou une liste et des preuves montrant que des scientifiques russes ont aidé l'Iran à développer une bombe nucléaire. Apparemment, des sociétés russes ont également fourni du matériel utilisé par l'Iran pour produire des missiles balistiques. [18]

Synthèse sur les relations entre la Russie et l'Iran

Les relations entre la Russie et l'Iran sont mises à l'épreuve : Moscou s'inquiète au sujet du programme de développement d'armes nucléaires iranien et l'Iran est inquiet au sujet d'importants contrats avec la Russie ayant fait l'objet de retards politiques. L'Iran a accusé la Russie de retarder délibérément le travail et l'avancement de l'usine nucléaire de Bushehr. Moscou a nié le motif politique. [19]

Les relations entre la Russie et l'Iran sont basées sur la realpolitik et l'énergie. Elles sont fermement ancrées dans les perceptions respectives des pays de leur propre intérêt national et la consolidation des relations énergétiques.

Pour la Russie, l'Iran est une puissance régionale et un partenaire commercial important. La Russie a besoin de l'Iran pour vendre ses armes, ainsi que pour maintenir la sécurité de ses frontières sud. L'Iran a besoin de la Russie pour l'équipement militaire, la sécurité énergétique et la protection politique auprès de l'ONU et de l'AIEA (Agence Internationale de l'Énergie Atomique).

Relations diplomatiques

Le 16 juin 2009, le président russe Dmitry Medvedev fut le premier à adresser ses félicitations officielles à Mahmoud Ahmadinejad pour sa "réélection" en tant que président d'Iran. [20]

En juin 2009, le premier voyage officiel à l'étranger de Mahmoud Ahmadinejad en tant que président iranien "réélu" a été en Russie et que Dmitry Medvedev a décrit comme un symbole positif qui suscitait "l'espoir pour le progrès dans les relations bilatérales", décrivant la controverse sur les élections iraniennes comme une "affaire interne" dans laquelle le gouvernement russe n'a pas jugé bon d'intervenir. [21]

Au mois de juin 2009, dans le cadre de ce voyage, Mahmoud Ahmadinejad a assisté au sommet de l'Organisation de Coopération de Shanghai à Yekaterinburg, dans lequel l'Iran était un "État observateur". L'organisation représente un groupe de pays d'Asie centrale qui coopèrent sur un certain nombre de problèmes économiques, culturels et sécuritaires et les présidents de tous les états membres ont félicité Mahmoud Ahmadinejad pour sa " victoire électorale ". [22]

Cependant le G8, dont la Russie est membre, a demandé l'arrêt immédiat de la violence en Iran à la suite du chaos causé par les élections contestées en juin 2009 et a invité l'Iran à trouver une solution pacifique à la crise politique. [23] Toutefois, le 14 juillet 2009, le ministre des Affaires étrangères russe a annoncé que la Russie n'accepterait pas des sanctions plus fermes contre l'Iran sur son programme nucléaire, en échange d'un nouveau marché sur les armes nucléaires avec les États-Unis. [24]

La Russie s'est engagée dans des contrats militaires avec l'Iran en signant, en 2007, un contrat en cours pour livrer à l'Iran les systèmes antiaériens russes S-300, tout dernier modèle ayant une portée atteignant à peu près 200km et pouvant intercepter des avions et des missiles balistiques à des altitudes de plus de 25km. [25]

En juin 2009, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a demandé à son homologue russe, Vladimir Poutine, d'empêcher la conclusion du contrat sur les armes. Le gouvernement russe a déjà reporté la livraison à l'Iran des systèmes de défense anti-missile en raison de la pression occidentale, mais le gouvernement russe a reconnu que la Russie avait économiquement besoin des bénéfices résultant de la vente d'armes. [26]

L'Iran et la Russie se sont engagés dans des marchés unilatéraux, plus particulièrement aux sommets des états de la Mer caspienne. Dans le cadre de ces sommets, les deux pays ont développé leur coopération sur des problèmes énergétiques et ont encouragé la vigilance contre l'influence occidentale dans la région caspienne et la coopération entre les états de la zone littorale caspienne. [27] 

La Russie a étendu ses relations avec l'Iran au niveau de la technologie nucléaire, en aidant à développer le complexe nucléaire iranien de Bushehr [28] tout en ayant voté en faveur de sanctions de l'ONU contre l'Iran au vu de son programme nucléaire illégal. Selon Michael Fenenbock, fondateur de l'organisation DeNuke Iran, la Russie a fourni des croquis pour permettre à l'Iran de développer un réacteur nucléaire à eau lourde et des sociétés russes ont fourni aux Iraniens la technologie pour exploiter et extraire de l'uranium.

En juillet 2009, dans le cadre de son voyage en Russie, le président américain Barack Obama, a tenté d'encourager le gouvernement russe à convaincre l'Iran de renoncer à son programme nucléaire en suggérant que si cela se produisait, les États-Unis mettraient fin à leur projet de défense anti-missile en Europe de l'Est. [29] Dmitry Medvedev avait déjà déclaré en mars 2009, que tant que Moscou coopérera avec Washington sur la question iranienne, il n'y aura aucun marché en contrepartie avec les États-Unis sur la défense anti-missile et l'Iran. [30]

Relations économiques

En août 1995, la Russie et l'Iran ont signé un contrat de 10 ans conformément auquel la Russie fournirait du combustible nucléaire pour l'usine de Bushehr.[31] Certains experts occidentaux ont fait remarquer que le design du réacteur de Bushehr lui a permis de fabriquer des matières nucléaires à échelon d'armes. Conformément aux conditions du contrat, la Russie devait former le personnel de la centrale électrique, c'est-à-dire que la Russie transférait son savoir faire et son expertise, accélérant ainsi la recherche nucléaire iranienne. [32] En janvier 2008, l'Iran recevait le dernier chargement de combustible à uranium en provenance de la Russie pour la centrale nucléaire de  Bushehr. [33]

Les Iraniens ont donné aux Russes de considérables sommes d'argent pour soutenir le développement des réacteurs nucléaires de Bushehr et ont engagé 700 millions de dollars au moins pour des armes conventionnelles. En échange, la Russie a soutenu l'oléoduc entre l'Iran et l'Inde. [34] Le 25 décembre, l'Iran a signé un contrat avec la Russie pour la livraison en l'Iran des systèmes de défense antiaériens perfectionnés, S-300. Une version moderne du système de missile S-300, appelée S-300PMU1 (SA-20 Gargoyle), ayant une portée de plus de 150km et pouvant intercepter des missiles balistiques et des avions à hautes et basses altitudes, faisant de ce système un outil efficace pour écarter de possibles frappes aériennes sur l'Iran. La Russie avait auparavant fourni à l'Iran 29 systèmes de défense anti-aériens Tor-M1 dans le cadre d'un contrat de 700 millions de dollars signé à la fin de l'année 2005.[35]Le travail à Bushehr coûte à la Russie 800 millions de dollars américains et fournit des emplois rémunérateurs et utiles sur place à approximativement 1 500 citoyens de la Communauté des États Indépendants (CEI), avec 20 000 employés supplémentaires en Russie même, faisant prospérer 300 sociétés russes. [36]

Le système de défense représente un contrat d'une valeur de 700 millions de dollars américains. [37]

La Russie n'a cependant pas été en mesure de livrer à Téhéran les missiles de défense anti-aériens S-300. En octobre 2009, l'Iran s'est plaint que Moscou avait un retard de livraison de six mois. [38] Alaedin Borujurdi, chef du comité de sécurité nationale du parlement iranien a prévenu la Russie que tout autre délai sur la vente des missiles S-300 à Téhéran "porterait sérieusement atteinte" aux relations entre les deux pays. [39] [40]

En 2005, la Russie était le septième plus important partenaire commercial de l'Iran avec 5,33 % de toutes les exportations vers l'Iran en provenance de la Russie.[41] La valeur des contrats sur le transfert des armes entre la Russie et l'Iran a augmenté de 300 millions de dollars entre 1998 et 2001 à 1,7 billion entre 2002 et 2005.

Après la Chine et l'Inde, l'Iran est le troisième plus grand acheteur d'armes russes: entre 1991 et 2002, l'Iran a acheté de l'équipement militaire russe d'une valeur de 3,6 billions de dollars, soit 54 % du total des importations d'armes iraniennes pendant cette période. [42]

Des rapports iraniens ont indiqué que les deux pays envisageaient 130 projets économiques d'une valeur de plus de 100 billions de dollars et visaient à augmenter le commerce bilatéral des 2 billions de dollars actuels à 200 billions de dollars dans les dix prochaines années. La Russie et l'Iran possèdent à eux deux près de 20 pour cent des réserves mondiales de pétrole et 42 pour cent de gaz naturel. Les compagnies de pétrole et de gaz russes sont déjà impliquées dans des projets d'hydrocarbure iraniens, et dans le cadre de sa réunion à Moscou en date du 13 décembre 2007, le comité commercial russo-iranien a discuté les plans pour établir une coentreprise de gaz afin d'explorer les gisements dans le Golfe persique et en Asie centrale. [43]

Le 20 février 2008, le président de Gazprom, Alexei Miller, a tenu des pourparlers a Téhéran avec le ministre iranien du pétrole, Gholam-Hossein Nozari. Alors que peu a été publié sur cette réunion, tous deux ont décidé d'augmenter la participation de la Russie dans le développement des immenses champs de gaz iraniens à South Pars et au large de North Kish dans le Golfe persique. Ils ont également convenu que la Russie installe des pipelines de pétrole et de gaz naturel. Un autre accord a été apparemment conclu sur une coopération mutuelle dans les secteurs du pétrole et du gaz dans la Mer caspienne. Gazprom a également accepté de construire un réservoir de gaz en Iran ainsi qu'une raffinerie en Arménie. Allant rapidement de l'avant, les deux parties ont accepté d'organiser des réunions de haut niveau et de signer des contrats dans les deux prochains mois. [44]

Le 13 mai 2008, Mahmoud Ahmadinejad a dit qu'il pensait que les relations avec Moscou continueraient à se développer à la suite de la prise de fonction officielle de Dmitry Medvedev en tant que président de la Russie, le 7 mai. [45] Le 30 avril 2008, le secrétaire par intérim du Conseil de la Sécurité Nationale, Valentin Sobolev a dit: "[...] la Russie confirme les principes des relations [avec l'Iran] et sa politique ne dépend pas de la personne qui est au pouvoir aujourd'hui." [46]

Le 13 juillet 2008, le directeur général de Gazprom, Alexei Miller, a rencontré Mahmoud Ahmadinejad et a signé un contrat pour développer les champs de pétrole et de gaz iraniens. Conformément au contrat, l'Iran a offert à Gazprom un contrat prolongé pour le développement des champs de gaz et de pétrole ; la construction de raffineries; le transfert du pétrole de la Mer caspienne à la Mer d'Oman; le développement du champ pétrolier iranien de North Azadegan; l'échange de technologie et de savoir faire; et la possible participation de Gazprom au pipeline prévu entre l'Iran, l'Inde et le Pakistan. Le contrat inclut également la future création d'une coentreprise entre les deux pays, pour la coopération en matière de gaz et de pétrole. [47]

En octobre 2008, la Russie et l'Inde, ainsi que le Qatar, ont annoncé la création d'un nouveau cartel du type OPEP qui contrôlerait 60 % des ressources mondiales de gaz, suscitant la crainte d'une augmentation des prix et la suspicion occidentale que la Russie et l'Iran utilisent l'énergie à des fins politiques. [48] La Russie semble tenir à diriger les exportations de gaz iraniennes tout en maintenant son propre monopole sur le marché européen.[49]

En décembre 2008, la Russie et l'Iran ont signé une série de protocoles pour lancer un commerce bilatéral en 2009, prévoyant la coopération bancaire, dans les transports, les investissements et d'autres domaines de coentreprise. [50]

Gazprom est aujourd'hui sur le point de commencer le développement de deux ou trois blocs supplémentaires de South Pars, le plus grand gisement mondial de gaz à condensat. Le projet colossal de South Pars consiste en 24 phases de développement et d'ici 2014 devrait produire 751 millions de mètres cubes par jour. Le contrat entre l'Iran et Gazprom inclurait l'exploration, le développement, le transport, le traitement et le marketing.[51]

L'Iran a annoncé un programme de réarmement massif, en dépensant 1 billion de dollars américains par an, sur les 20 à 25 prochaines années. Au niveau des dépenses actuelles, cela pourrait atteindre 300 millions de dollars par an, ce qui réparti sur 25 ans, et cela pourrait signifier que l'Iran importerait des armes russes pour une valeur de 7,5 à 8 billions de dollars américains, aux prix actuels. Avec les exportations des armes russes qui tournent autour de 5 billions de dollars par an, c'est un marché que le gouvernement russe et son industrie militaire ne voudraient pas perdre. [52] 


Références:

[1] „Russia: No agreement on Iran sanctions,“ Associated Press, January 16, 2010, http://www.msnbc.msn.com/id/34895966/ns/world_news-mideastn_africa/

[2] „Russia says further ani-Iran sanctions futile,“ Today.az, January 18, 2010, http://www.today.az/news/iran/59629.html

[3] Shchedrov, Oleg: „Russia shifts stance on Iran, Ahmadinejad defiant,“ Reuters, December 1, 2009, http://www.reuters.com/article/idUSGEE5B023C20091201

[4] Borger, Julian: „China maintains opposition to Iran sanctions ahead of crucial meeting,“ The Guardian, September 24, 2009, http://www.guardian.co.uk/world/2009/sep/24/china-iran-nuclear-sanctions

[5] „UN close to new sanctions on Iran, France says,“ BBC Online, December 11, 2009, http://news.bbc.co.uk/2/hi/8406717.stm

[6] „Kremlin says sanctions against Iran unlikely,“ Reuters, October 28, 2009, http://www.reuters.com/article/idUSTRE59R2IW20091028

[7] „Kremlin says sanctions against Iran unlikely,“ Reuters, October 28, 2009, http://www.reuters.com/article/idUSTRE59R2IW20091028

[8] „Russia, China back U.S. on Iran resolution,“ United Press International, November 27, 2009, http://www.upi.com/Top_News/International/2009/11/27/IAEA-resolution-rebukes-Iran-over-facility/UPI-71161259324813/

[9] Lee, Matthew: „Clinton To Press Russia On Iran, Arms Control,“ Associated Press, October 11, 2009, http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jiyDzWt6bcYiU4B_0XWtbXaq74awD9B9FT500

[10] Dougherty, Jill: „Clinton to meet Medvedev for wide-ranging talks,“ CNN Online, October 13, 2009, http://edition.cnn.com/2009/WORLD/europe/10/12/us.russia.clinton.medvedev/index.html

[11] „Don’t pressure Iran, says Russia,“ BBC Online, October 13, 2009, http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/8303517.stm

[12] Williams, Stuart: „Obama bids for Russian help on Iran,“ Agence France Presse, November 14, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jB1iIeTXKscLXBWrVrae-fRTaU0g

[13] Carmichael, Lachlan; Williams, Stuart: „Clinton tells Russia no Iran sanctions yet,“ Agence France Presse, October 13, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h7omdXc161DYGekHhhZdzsB2-Yxg

[14] „US, Russia rule out imminent sanctions on Iran,“ Reuters, October 13, 2009, http://www.indianexpress.com/news/us-russia-rule-out-imminent-sanctions-on-iran/528491/

[15] Levy, Clifford J.: „Russia Says Sanctions Against Iran Are Unlikely,“ The New York Times, September 10, 2009, http://www.nytimes.com/2009/09/11/world/europe/11nuke.html?_r=1

[16] Philp, Catherine: „Iran demands changes to deal with the West on nuclar ambitions,“ Times Online, October 30, 2009, http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article6896257.ece

[17] Pabst, Adrian: „Russia can sway Iran’s nuclear ambitions,“ The Guardian, September 25, 2009, http://www.guardian.co.uk/commentisfree/cifamerica/2009/sep/25/russia-iran-nuclear

[18] „Israel hands over list of Russian scientist helping Iran nuke operation to Moscow,“ Thaindian, October 4, 2009, http://www.thaindian.com/newsportal/world-news/israel-hands-over-list-of-russian-scientist-helping-iran-nuke-operation-to-moscow_100255888.html

[19] Scott Peterson: „Iran nuclear program faces setback from Russian reactor delay,“ Christian Science Monitor, November 16, 2009, http://www.csmonitor.com/World/Middle-East/2009/1116/p06s19-wome.html

[20] „Russia, China congratulate Ahmadinejad on vote win,“ Reuters, June 16, 2009, http://www.reuters.com/article/idUSTRE55F0YA20090616

[21] „Russia, China congratulate Ahmadinejad on vote win,“ Reuters, June 16, 2009, http://www.reuters.com/article/idUSTRE55F0YA20090616

[22] Harding, Luke: „Mahmoud Ahmadinejad packs up his troubles,“ The Guardian, June 16, 2009, http://www.guardian.co.uk/world/2009/jun/16/iran-ahmadinejad-russia-summit

[23] Italian Ministry of Foreign Affairs, June 26, 2009, http://www.esteri.it/MAE/EN/Sala_Stampa/ArchivioNotizie/Approfondimenti/2009/06/20090626_G8Trieste.htm

[24] „Russia says no Iran sanctions for START deal-Ifax,“ Reuters, July 14, 2009, http://in.reuters.com/article/worldNews/idINIndia-41024320090714

[25] „Israel attempts to stop S-300 air defense supplies to Iran,“ RIA Novosti, June 29, 2009, http://en.rian.ru/mlitary_news/20090629/155382108.html

[26] „Netanyahu to Putin: Stop selling missiles to Iran,“ AlManar TV, June 29, 2009, http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=92149&language=ar

[27] „Iran, Russia Call for Vigilance Against Foreign Interference in Caspian Issue,“ People’s Daily, August 30, 2001, http://english.peopledaily.com.cn/200108/30/eng20010830_78815.html

[28] „IAEA divided on Iran Nuclear Issue,“ Chin aDaily, September 20, 2005, http://english.peopledaily.com.cn/200509/20/eng20050920_209626.html

[29] Maddox, Bronwen: „Barack Obama’s deal puts pressure on Russia to help with Iran,“ Times, July 8, 2009, http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/columnists/bronwen_maddox/article6662802.ece

[30] http://www.nti.org/db/nisprofs/russia/exports/rusiran/react.htm

[31] http://www.nti.org/db/nisprofs/russia/exports/rusiran/react.htm

[32] Hmelik, Natalya: „Russia’s Special Relationship With Iran’s Mullahs,“ Global Politician, March 27, 2006, http://www.nti.org/db/nisprofs/russia/exports/rusiran/react.htm

[33] „Iran receives final shipment of uranium fuel from Russia for nuclear plant,“ The New York Times, February 8, 2008, http://www.nytimes.com/2008/01/28/world/africa/28iht-iran.4.9553925.html

[34] Chorin, Ethan: „Mutually Assured Ambivalence,“ Center for Strategic and International Studies, May 3, 2008, http://csis.org/homepage?p=50

[35] „Russia to sell advanced air defense systems to Iran,“ RIA Novosti, December 26, 2007, http://en.rian.ru/world/20071226/94238985.html

[36] „Russian minister says Russia, Israel have settled differences over Hezbollah arms,“ Associated Press, October 20, 2006, http://www.nytimes.com/marketing/iht/search/?iht

[37] http://www.cfr.org/

[38] „Russia denies US ’trade off’ in Iran,“ Shanghai Daily, March 4, 2009, http://www.shanghaidaily.com/sp/article/2009/200903/20090304/article_393036.htm

[39] Williams, Stuart: „Obama bids for Russian help on Iran,“ Agence France Presse, November 14, 2009, http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jB1iIeTXKscLXBWrVrae-fRTaU0g

[40] „Russia-Iran Relations Balancing on Nuclear Issue,“ November 9, 2009, Voice of America Online, http://www1.voanews.com/english/news/a-13-2009-11-09-voa4-69822607.html

[41] Interfax news agency reports

[42] Kenzhetayev, M.: „VTS Rossil so stranami Blizhnego Vostoka i Srednego Vostoka,“ Yadernyy Kontrol, N. 1 (71), Summer 2004. Vol. 10, p. 140

[43] http://www.cfr.org/

[44] Daly, John C. K.: „Analysis: Russia, others eye Iran ties,“ United Press International, February 29, 2008, http://www.upi.com/Science_News/Resource-Wars/2008/02/29/Analysis-Russia-others-eye-Iran-ties/UPI-87841204305764/

[45] „Iran’s president says ties with Russia set to grow further,“ RIA Novosti, May 13, 2008, http://en.rian.ru/world/20080513/107272696.html

[46] „Russia to Maintain Continuity in Relations with Iran,“ Kommersant, April 30, 2008, http://www.kommersant.com/p-12436/r_527/Iran_continuity/

[47] „Iran and Russia sign major oil deal,“ Media Line News Agency, July 14, 2008, http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1215330962516&pagename=JPost/JPArticle/ShowFull

[48] Macalister, Terry: „Russia, Iran and Qatar announce cartel that will control 60% of world’s gas supplies,“ The Guardian, October 22, 2008, http://www.guardian.co.uk/business/2008/oct/22/gas-russia-gazprom-iran-qatar

[49] Radyuhin, Vladimir: „Russia-Iran ties on the upswing,“ The Hindu, January 7, 2007, http://www.thehindu.com/2008/01/07/stories/2008010762321000.htm

[50] „Russia eyes trade rise with Iran in 2009,“ Mehr News Agency, December 26, 2008, http://www.payvand.com/news/08/dec/1277.html

[51] Radyuhin, Vladimir: „Russia-Iran ties on the upswing,“ The Hindu, January 7, 2007, http://www.thehindu.com/2008/01/07/stories/2008010762321000.htm

[52] http://www.cfr.org/