13.05.2008
Les relations Italie-Iran
Malgré les campagnes internationales croissantes en faveur de sanctions pour isoler l'Iran en raison de son programme nucléaire, l'Italie demeure son plus important partenaire commercial. Cependant, l'Italie a également pris des mesures pour limiter ses liens économiques avec l'Iran en réitérant son opposition à l'acquisition d'armes nucléaires par ce dernier. En Avril 2008, Silvio Berlusconi a été réélu premier ministre. Il avait déjà occupé ce poste de 2001 à 2006, avant d'être battu par Romano Prodi ; il a également gouverné de 1994 à 1996, mais ces deux postes ont pris fin avec des succès mitigés, principalement en raison des faibles résultats économiques et fiscaux. [1]
Dans un message daté du 3 mai 2008, le Président Mahmoud Ahmadinejad a félicité Silvio Berlusconi de sa réélection. Dans son message, le président iranien a exprimé son espoir que la coopération bilatérale Téhéran-Rome s'affirme davantage dans tous les secteurs à travers des efforts plus importants par les officiels des deux pays. [2]
Relations diplomatiques
- Le Ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a rejeté la possibilité d’une rencontre entre le Premier ministre Silvio Berlusconi et le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad qui devrait se rendre prochainement a Rome pour une conférence. Frattini à déclaré que Berlusconi a choisi d’adhérer à la position américaine concernant l’Iran. [3]
- L'Italie devrait adhérer à un consensus de l'Union européenne sur le programme nucléaire iranien, après avoir rejeté de récentes objections la semaine dernière, pour probablement préparer le terrain à de nouvelles sanctions, a déclaré un officiel du gouvernement à Jérusalem. Le gouvernement sortant ne souhaite pas que le prochain premier ministre, Silivio Berlusconi, le décrive comme un gouvernement qui était opposé à toute l'Union européenne », a déclaré l'officiel. [4]
- Jérusalem pense que le retour de Berlusconi au pouvoir consolidera la ligne favorable à des sanctions supplémentaires à l'encontre de l'Iran. L'Italie était le principal opposant à la consolidation des sanctions à l'encontre de l'Iran l'année dernière. Les Italiens ont attaqué la ratification par l'Union européenne d'une troisième résolution du Conseil de Sécurité concernant l'Iran.
- Un haut fonctionnaire de l'Union européenne et aujourd'hui futur Ministre des Affaires étrangères nommé par le dirigeant Berlusconi, Franco Frattini, a pris une position difficile à l'égard de l'Iran le 22 janvier 2008 en déclarant : « Je suis favorable à des sanctions sévères [du Conseil de Sécurité] », si Téhéran ne met pas fin à son programme d'enrichissement de l'uranium dans un délai de un mois. L'Europe « ne peut pas laisser Israël seule » dans ses efforts de déjouer les plans iraniens concernant la bombe nucléaire, et elle devrait avoir le soutien diplomatique de la communauté internationale à cette fin, a déclaré Frattini. L'Iran doit geler son programme nucléaire, jusqu'à ce qu'à ce qu'il puisse fournir à la communauté internationale des informations complètes le concernant, a déclaré Frattini. « Si l'Iran avait accepté la transparence sur ses activités nucléaires, la situation aurait été différente. Mais sans cela, il nous incite à adopter un troisième ensemble de sanctions, » a-t-il déclaré.[5]
- Le conseiller politique du premier ministre italien en visite a rencontré le 26 septembre 2007 le Ministre des Affaires étrangères Manuchehr Mottaki pour discuter de questions d'intérêts communs. Au cours de la réunion, Mottaki a décrit l'initiative du gouvernement italien, en particulier de son premier ministre vis-à-vis de la situation en Moyen Orient, comme tout à fait significative. Tout en mettant l'accent sur les relations actuelles « bonnes et constructives » entre l'Iran et l'Italie, Mottaki a dit que la visite du représentant italien en Iran marque la ferme détermination du pays à jouer un rôle positif dans la région. [6]
- L'Iran a toujours essayé de trouver une issue aux crises régionales, a-t-il dit, en ajoutant que l'Iran était prêt à aider à appliquer les initiatives du gouvernement italien. Le représentant italien a, quant à lui, fait référence aux associations existantes entre les deux pays et leurs possibilités et a appelé au développement des liens entre les deux pays. Tout en élaborant sur la politique du gouvernement italien de jouer un rôle positif dans la région, il a souligné le rôle important de l'Iran dans les développements régionaux. [7]
- En profitant de l'influence iranienne dans la région, l'Italie peut matérialiser ses initiatives quant aux développements actuels au Moyen Orient, a-t-il déclaré. [8]
- L'Italie devra compter sur ses relations avec l'Iran pour jouer un rôle au Moyen Orient, a déclaré Abolfazl Zohrevand, le nouvel ambassadeur iranien en poste à Rome, en août 2006. Dans une interview au journal radical de Téhéran, Kayhan, l'ambassadeur a déclaré que « l'Italie, qui fait partie des 8 puissances mondiales, aspire à un rôle plus actif au Moyen Orient – un rôle qu'elle ne pourra pas jouer si elle n'exploite pas ses relations avec l'Iran. [9]
- L'ambassadeur Zohrevand a aussi appelé à « un soutien plus marqué à la République islamique de la part du nouveau gouvernement » de la gauche centriste, le premier ministre Romano Prodi, qui a été investi en mai. Le diplomate a déclaré qu'un tel soutien était probable puisque « contrairement à Silivio Berlusconi (ancien premier ministre conservateur), Prodi n'a pas pour objectif de maintenir les intérêts américains dans la région. [10]
- Zohrevand a déclaré que la priorité à son ordre du jour en tant qu'ambassadeur iranien à Rome était de « créer les conditions favorables qui permettent à la République islamique de profiter de la présence de l'Italie au sein de l'Union européenne, du comité des gouverneurs de l'agence internationale pour l'énergie atomique (le chien de garde atomique des Nations Unies, International Atomic Energy Agency) et des institutions internationales. » Les relations commerciales entre l'Italie et l'Iran s'élevaient, d'après certaines informations, à cinq milliards d'euros en 2005. [11]
Relations économiques
Traditionnellement, Rome entretient de bonnes relations avec Téhéran et maintient une forte présence sur le marché du pétrole en Iran à travers le géant italien du pétrole et du gaz, Eni SpA. [12]
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Plus de 200 propriétaires industriels italiens, banquiers et commerçants ont annoncé qu'ils étaient prêts à investir et à développer leurs activités avec leurs homologues iraniens, a rapporté le système d'information de la République islamique d'Iran, le 7 mars 2008. Lors d'une session commune qui s'est tenue à la chambre de commerce de Modène, Alberto Mantovani, président de la chambre de commerce de la ville du nord de Modène, Rosario Alessandro, président de la chambre de commerce Italie-Iran et M. Zohrevand ambassadeur de la République islamique d'Iran à Rome ont insisté sur le besoin d'alléger les lois et les réglementations commerciales entre les deux pays. « Nous considérons l'Iran comme un de nos principaux partenaires commerciaux et un pays qui bénéficie d'un statut supérieur dans les arènes économiques à travers le monde, » a déclaré le président de la chambre de commerce. Un des anciens directeurs bancaires d'Italie a, quant à lui, défendu les activités des sociétés italiennes en Iran et s'est vanté des relations bancaires favorables avec des banques étatiques et privées iraniennes. [13]
- En mars 2008, la société Electricité de Laufenburg (EGL) et la société nationale iranienne d'exportation de gaz (NIGEC) ont signé un contrat à long-terme pour livrer du gaz naturel de l'Iran en Europe. Au moins 80 % du gaz est destiné au marché italien.[14]
- Le 9 janvier 2008, la NIOC (compagnie pétrolière nationale iranienne) et Edison International Italie ont signé un contrat pour l'exploration des eaux du Golfe, d'une valeur de 107 millions de dollars américains (soit 73 millions d'euros). Ce contrat implique des études géologiques et sismiques ainsi que le forage de deux puits, au plus, dans le bloc iranien de Dayer. Le projet devrait être terminé dans quatre ans avec l'option d'une année supplémentaire. [15] Le ministre iranien en matière de pétrole, Gholam Hossein Nozari, a déclaré à la télévision d'état que l'Iran et la société d'électricité italienne Edison étaient sur le point de signer un accord pour l'extraction de plus d'un milliard de pieds cubes de gaz iranien par jour à destination de l'Europe. [16] Le pipeline long de 212km transportera du gaz naturel de la mer Caspienne et d'Iran vers l'Europe de l'Ouest, dès qu'il sera terminé en 2009. Pour que le gaz caspien arrive en Italie, deux autres projets doivent être réalisés : un pipeline de la Turquie à la ville grecque de Komotini. La construction de ces pipelines fera de la Grèce un centre de transit pour le gaz naturel en direction de l'Europe de l'Ouest. Au début, le gaz naturel arrivera de la mer Caspienne, par Azerbaïdjan et la Turquie. Le projet fait partie des cinq réseaux transeuropéens d'énergie de l'Union européenne, considérés comme des projets prioritaires. [17]
- Les investisseurs européens, en particulier italiens, envisagent aujourd'hui de d'investir en Iran, a déclaré lundi Marco Caspani, chef de la société Axis Faits Seryices. « L'Iran a établi des infrastructures majeures dans le domaine des ressources aquatiques qui peuvent attirer des investisseurs étrangers, » a déclaré Caspani. [18]
- Le complexe iranien Khomein Petrochemical et la société italienne Basell ont signé un contrat de 20 millions d'euros pour le transfert de technologie. [19]
- En 2006, l'Italie demeure le principal partenaire de l'Iran au sein de l'Union européenne suivie par l'Allemagne, la France et les Pays-Bas, conformément aux chiffres d'Eurostat, le bureau statistique de l'Union européenne. [20]
- Le secteur privé italien cherche, en premier lieur, à annuler les restrictions bancaires à l'encontre de l'Iran afin de pouvoir étendre leur coopération. Le président de la chambre de commerce Iran-Italie Jamshid Haqgou a déclaré que le volume des transactions entre l'Iran et l'Italie devrait augmenter cette année. Il a indiqué que la Banque Sepah, qui a dernièrement fait l'objet de sanctions par les Etats-Unis, compte une agence en Italie et la chambre de commerce commune essaie de mener des négociations avec ses homologues italiens et les convaincre de faire pression sur leur gouvernement et de supprimer l'obstacle. Haqgou a déclaré que l'Article 44 de la constitution devrait tout d'abord être appliqué en Iran, ce qui développera a-t-il ajouté le commerce avec les pays européens, en particulier l'Italie. [21]
- Paolo Scaroni, directeur général d'Eni, la plus importante compagnie de pétrole et de gaz, fait partie des nombreux hommes d'affaires italiens, qui plutôt que de re-planifier leurs activités en Iran envisagent d'investir davantage. « J'envisage de respecter les lois italiennes, et non pas les lois américaines, » a dit Scaroni à Reuters, et rajoute, « Vous ne trouvez pas de pétrole en Suisse. » [22] En 2007, Eni a célébré son 50e anniversaire en Iran. [23]
- SACE, l'agence italienne de crédit à l'export, a en jeu 4.5 milliards d'euros en Iran. Ce montant représente environ 15 pour cent de sa présence dans le monde entier et la plus grande concentration de risque de la SACE. SACE, d'après des données officielles, réalise une hausse des demandes des Italiens pour investir en Iran. [24] Cependant, l'Italie a pris quelques mesures pour réduire ses investissements en Iran.
- La SACE a réduit son portefeuille iranien de plus de 1 milliard d'euros depuis 2004.
- Depuis décembre 2006, Giovanni Carosio, directeur général adjoint de la banque centrale italienne, a personnellement averti les banques quant aux risques croissants liés à l'Iran. « Plusieurs versions ont été publiées en décembre 2006, puis par la suite. Ceux sont, en fait, des notes qui sont restées confidentielles à l'intention des banques, mais leur contenu est ce que j'ai décrit. » [25]
- Les toute dernières sanctions des Nations Unies ont suggéré à l'Italie de prendre le contrôle de l'agence de Rome de la Banque Sepah qui appartient à l'Iran. Le Trésor américain prétend que Sepah finance des sociétés qui fournissent des armes et des équipements à l'Iran. L'achat de Sepah n'était qu'un hoquet diplomatique, mais peut être un signe précurseur. [26]
- Scaroni a déclaré qu'Eni cherchait à développer une industrie du gaz en Iran, mais a reconnu dernièrement que la position de Rome dans les prochaines semaines et prochains mois influencera sa décision. « Nous examinerons également la situation politique de l'Iran afin de nous assurer que nous prenons des mesures qui conviennent à notre pays, et que l'Union européenne pourrait considérer applicables, » a-t-il déclaré. [27]
L'Italie et le programme nucléaire iranien
- En septembre 2006, le Ministre des Affaires étrangères Massimo D’Alema a déclaré : « Si l'Iran envisage d'utiliser l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, ce n'est pas seulement légitime mais cela ouvre aussi la porte à la coopération avec d'autres pays. » [28]
- Il a également déclaré qu'alors que l'Ouest est ferme et clair vis-à-vis de l'Iran, il doit aussi faire « une réelle offre de négociation » et proposer à Téhéran « des garanties de sécurité » parce qu'il « est difficile de convaincre quelqu'un qui se sent en même temps menacé. » [29]
- Parce que des sanctions économiques sur l'Iran porteraient préjudice à l'Italie, son principal partenaire commercial, D'Alema a également déclaré : « Nous devons évaluer les coûts et profits de toutes les parties concernées. » [30]
- Le porte parole du Ministère des Affaires étrangères italien, Pasquale Terracciano, a clarifié la position de l'Italie. « Si, malheureusement, aucun accord ne peut être trouvé, l'Italie paiera le prix et il est tout à fait normal qu'elle ait son mot à dire à ce sujet et non seulement parce que d'autres ont élevé leurs voix. » [31] Et malgré tout, en juillet 2007, le premier ministre italien Romano Prodi a déclaré qu'on devrait empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires.
- Au cours d'une visite de trois jours en Israël et dans la Bande de Gaza pour discuter des moyens d'encourager la conciliation au Moyen Orient, il s'est allié au premier ministre israélien Ehud Olmert pour parler de la nécessité d'empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. [32]
- Par la suite Olmert a déclaré, « Nous ne pouvons pas accepter qu'un pays qui a juré la destruction d'Israël devienne une puissance nucléaire, » Prodi a rajouté : « Nous sommes tout à fait d'accord... L'Iran ne doit pas développer une capacité militaire nucléaire. » [33] Par ailleurs, en août 2007, Prodi a encore alimenté une querelle avec l'Iran en réitérant la position de l'Italie contre la peine capitale.
- L'Italie s'était auparavant opposée aux condamnations à mort imposées à deux journalistes kurdes et a sommé un diplomate iranien d'exprimer son inquiétude quant au nombre d'exécutions réalisées en Iran. [34]
- L'Iran a répondu que l'Italie ne devrait pas s'immiscer dans les affaires internes de la République islamique. Cette année, l'Iran a exécuté à ce jour plus de 150 individus, par rapport aux 177 en 2006. [35]
- Le 3 octobre 2007, Romano Prodi a déclaré qu'un accord entre l'agence nucléaire des Nations Unies et l'Iran a ouvert une fenêtre d'opportunités qui devrait être explorée avant d'envisager des sanctions à l'encontre de l'Etat islamique : « Nous devons profiter de cette fenêtre, » a dit Prodi à l'association de la presse étrangère (Foreign Press Association). [36]
- Dans une interview à Die Welt, Prodi a déclaré que Téhéran et Rome sont des partenaires commerciaux importants et : « je n'ai pas réalisé pourquoi l'Italie, en tant que partie européenne importante, ne devrait pas mener des négociations avec l'Iran sur la question nucléaire. » [37]
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Références
[1] “Analysis: Berlusconi back on top,” United Press International, April 17, 2008, http://www.upi.com/International_Security/Emerging_Threats/Analysis/2008/04/17/analysis_berlusconi_back_on_top/9445/
[2] „Ahmadinejad felicitates Berlusconi on re-election,“ IRNA, May 3, 2008, http://www2.irna.ir/en/news/view/menu-236/0805032180153641.htm
[3] "Italy: Berlusconi will not meet with visiting Ahmadinejad," Agence France Presse, May 27, 2008, http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3548533,00.html
[4] Ravid, Barak: „Italy joins EU drive for more Iran sanctions,“ Haaretz/Associated Press, April 22, 2008, http://www.haaretz.com/hasen/spages/976751.html
[5] Lazaroff, Tovah: „Top EU official back Iran sanctions,“ The Jerusalem Post, January 23, 2008, http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull&cid=1200572521914
[6] “Iran, Italy review mutual, regional developments,” Tehran Times, September 20, 2007, http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=153319
[7] Ibid
[8] Ibid.
[9] “Iran: Italy must rely on Tehran to boost role in the Middle East,” Free Republic Online, August 10, 2007, http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1690564/posts
[10] Ibid.
[11] Ibid.
[12] “Prodi: agreement between Iran and UN nuclear agency is window of opportunity,” International Herald Tribune, October 3, 2007, http://www.iht.com/articles/ap/2007/10/03/europe/EU-GEN-Italy-Iran.php
[13] “Italian businessmen keen to invest in Iran,” MehrNews, March 8, 2008, http://www.mehrnews.ir/en/NewsDetail.aspx?NewsID=651357
[14] Hochuli, Ron: “Le gaz iranien acheté par EGL n´arrivera pas en Suisse,” Le Temps, April 16, 2008, http://www.letemps.ch/template/suisse.asp?page=5&article=229982
[15] “Iran, Italy sign oil exploration deal,” Agence France Presse, January 9, 2008, http://www.dawn.com/2008/01/10/ebr9.htm
[16] “Iran-Italy commercial gas deal is coming,” New Europe, January 4, 2008, http://www.neurope.eu/articles/81371.php
[17] “Greek and Italian companies sign letters of intent to establish the Poseidon pipeline,” Thaindian News, February 20, 2008, http://www.thaindian.com/newsportal/business/greek-and-italian-companies-sign-letters-of-intent-to-establish-the-poseidon-pipeline_10019230.html
[18] „Italy mulls investment in Iran,“ IRNA, May 5, 2008, http://www2.irna.ir/en/news/view/line-18/0805064305012523.htm
[19] “Iran, Italy to sign oil deal today,” Tehran Times, January 9, 2008, http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=160914
[20] “Italy remains top trading partner of Iran in EU,” Payvand, January 29, 2007, http://www.payvand.com/news/07/jan/1338.html
[21] “Italian Companies Seeking Expanded Trade Ties,” Iran Daily, April 18, 2007, http://iran-daily.com/1386/2820/html/economy.htm
[22] Stewart, Phil: “For Italy, Iran´s nuclear hopes carry high price,” Reuters, June 5, 2007, http://www.reuters.com/article/topNews/idUSL0572257920070605
[23] Stewart, Phil, "For Italy, Iran's nuclear hopes carry high price," Reuters, June 5, 2007, http://www.alertnet.org/thenews/newsdesk/L05722579.htm
[24] Ibid.
[25] Ibid.
[26] Ibid.
[27] Ibid.
[28] “Italy backs Iran's nuclear bid if peaceful,” The Daily Telegraph (Australia), August 31, 2006, http://www.freerepublic.com/focus/f-news/1694293/posts
[29] Ibid.
[30] “Iran: D´Alema, Sanctions would especially damage Italy,” Agenzia Giornalistica Italia, May 26, 2006, http://www.freerepublic.com/focus/news/1639485/posts
[31] Ibid.
[32] “Italy Premier: Iran Must Not Get Weapons,” The Associated Press, July 9, 2007, http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/07/09/AR2007070901710.html?tid=informbox
[33] Ibid.
[34] "Italy-Iran: Rome reaffirms anti-death penalty stance," Adnkronos, August 7, 2007,
http://www.adnkronos.com/AKI/English/Politics/?id=1.0.1185782653
[35] "Italy’s criticism of Iranian executions sparks diplomatic row," International Herald Tribune, August 6, 2007, http://www.iht.com/articles/ap/2007/08/06/europe/EU-GEN-Italy-Iran-Executions.php
[36] “Prodi: agreement between Iran and UN nuclear agency is window of opportunity,” International Herald Tribune, October 3, 2007, http://www.iht.com/articles/ap/2007/10/03/europe/EU-GEN-Italy-Iran.php
[37] “Italy should attend Iran-EU nuclear talks: Prodi,” Tehran Times, October 29, 2007, http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=155882
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