23.02.10
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Commentaires des dirigeants du monde concernant des sanctions
afin de mettre un terme au programme d'armement nucléaire iranien
Le Conseil de sécurité de l'ONU (CSNU) envisage actuellement une quatrième résolution pour empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires. L'Iran n'a pas cessé de travailler sur son programme nucléaire à la suite des trois premières séries de sanctions du CSNU qui n'étaient pas assez fermes. [1] La liste des pays suivants assurent actuellement le CSNU rotatif et décideront si la prochaine série de sanctions sera assez importante pour convaincre l'Iran d'obéir à la communauté internationale [2] :
Le CSNU est formé de cinq membres permanents – la Chine, la France, la Fédération de Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis – et de dix membres provisoires (expiration du mandat en fin d’année) :
Autriche (2010), Japon (2010), Turquie (2010), Bosnie et Herzégovine (2011), Liban (2011), Ouganda (2010), Brésil (2011), Mexique (2010), Gabon (2011) et Nigéria (2011). [3]
Alors que l'Iran continue à ignorer les demandes internationales de cesser son programme d'enrichissement d’uranium en cours et d'améliorer la situation de plus en plus alarmante de ses droits de l'homme, les dirigeants mondiaux parlent vivement de faire appel à des sanctions pour mettre fin à la capacité d'armement nucléaire de l'Iran.
Le monde arabe
"Les sanctions sont une solution à long terme. Elles peuvent marcher. Nous ne pouvons pas juger, " a dit le ministre des Affaires étrangères saoudien, Saud al-Faisal, au cours d'une conférence de presse conjointe avec la Secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, le 16 février 2010. "Nous voyons une solution à plus court terme parce que nous sommes plus proches de la menace [...] Il nous faut une résolution immédiate," a ajouté le Prince Saud al-Faisal. [4] "L'Iran, s'il continue sur sa lancée, fournira l'impulsion à une prolifération plus importante et, Dieu préserve, verra la région remplie d'armes atomiques." Le refus de l'Iran d'un accord négocié par l'ONU de lui fournir assez d'uranium enrichi pour produire de l'électricité mais non pas pour développer des armes nucléaires a posé une menace directe à la stabilité régionale, a-t-il dit. [5]
Au cours d'une réunion au Caire entre les ministres des Affaires étrangères arabes, le 3 mars 2009, le ministre des Affaires étrangères saoudien a fait appel à une stratégie arabe conjointe, une vision commune pour gérer "le défi iranien", y compris ses ambitions nucléaires. [6]
Également en mars 2009, le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré: "Un Iran doté de l'arme nucléaire avec des ambitions hégémoniques est la plus grande menace sur les nations arabes aujourd'hui." [7]
En décembre 2008, Hosni Moubarak est apparu saisir l'humeur du monde arabe lorsqu'il s'est adressé à des membres de son parti démocratique national dirigeant: "Les Perses essaient de dévorer les États arabes." [8]
La Russie
"Nous sommes très inquiets et nous ne pouvons pas accepter que l'Iran refuse de coopérer avec l'AIEA," a dit le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, le 19 février 2010. "Depuis près de 20 ans, les dirigeants iraniens ont réalisé leur programme nucléaire secret sans le signaler à l'AIEA. Je ne comprends pas un tel secret." [9]
Le 11 février, le ministre adjoint russe des Affaires étrangères, Sergueï Rybakov a dit: "Nous ne pensons pas que des sanctions seront efficaces, mais nous comprenons qu'il est impossible de s'en sortir sans elles dans certaines circonstances." [10]
En octobre 2009, le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a mis en garde les puissances occidentales qu'elles n'obtiendront rien en essayant d'intimider Téhéran. Sergei Prikhodko, principal assistant à la politique étrangère du Kremlin, a dit: "Les sanctions contre l'Iran sont à peine possibles à l'avenir." Le 16 janvier 2010, le ministre adjoint des Affaires étrangères, Sergueï Rybakov, a dit: "L'efficacité de sanctions [supplémentaires] est extrêmement incertaine." Il a ensuite ajouté: "Nous considérerons les mesures pouvant être développées afin de stimuler des solutions politiques et diplomatiques au problème à régler." [11]
"La position russe est simple," a dit le président russe Dmitry Medvedev après un entretien avec Barack Obama. "Les sanctions sont rarement productives mais elles sont parfois inévitables," a dit Mr. Medvedev, le 23 septembre 2009. [12]
Auparavant, le 16 juin 2009, Dmitry Medvedev fut le premier à adresser ses félicitations officielles à Mahmoud Ahmadinejad pour sa "réélection" en tant que président de l'Iran. [13]
La Chine
Au cours de deux séances d'information du ministère chinois des Affaires étrangères en février 2010, la porte parole, Ma Zhaoxu, a évité un commentaire approfondi, positif ou négatif, sur de nouvelles sanctions proposées par l'Occident. "Quant aux sanctions, notre position a été constante et claire," a dit Ma Zhaoxu à des journalistes le 11 février. "Nous sommes disposés, avec la communauté internationale, à continuer à jouer un rôle constructif en faisant pression en faveur d'une résolution du problème nucléaire iranien." [14]
La Chine est très préoccupée par le développement d'armes nucléaires iraniennes mais n'a pas encore adopté la notion des sanctions. "Quant à l'Iran, nous comprenons que nous devons poursuivre les négociations. Nous devons essayer de trouver une solution aussi vite que possible par des négociations," a dit, le 3 février 2010, Yang Jiechi, le ministre chinois des Affaires étrangères. [15]
Wang Baodong, un porte-parole de l'ambassade chinoise à Washington, a dit le 4 février 2010 que "la Chine est contre le développement et la possession par l'Iran d'armes nucléaires [et] soutient le maintien du système de non prolifération international et celui de la paix et de la stabilité au Proche-Orient." Mais à la suite des commentaires de Mahmoud Ahmadinejad, il a dit: "Nous sommes persuadés qu'une solution diplomatique au problème nucléaire iranien est encore possible, et nous n'approuvons pas pour le moment d'envisager des sanctions." [16]
Le Royaume-Uni
"Je pense que l'humeur partout dans le monde est de plus en plus celle où, la patience n'étant pas inépuisable, les gens envisagent des sanctions spécifiques que nous pouvons projeter sur l'Iran," a dit le premier ministre britannique, Gordon Brown, à la BBC TV le 11 février 2010, jour du 41ème anniversaire de la révolution islamique en Iran. "C'est une période décisive pour les relations entre l'Iran et le reste du monde." [17]
Le 2 février 2010, Gordon Brown a dit que des preuves suggéraient que l'Iran développait des "matières" qui n'étaient manifestement pas destinées à un usage dans le développement nucléaire civil et que Téhéran défiait les cinq résolutions de l'ONU. "Si l'Iran ne montre pas qu'il va agir […] nous devons poursuivre avec les sanctions," a-t-il dit. "Je pense qu'il est essentiel que la communauté internationale montre qu'elle a la force à cet égard en imposant ces sanctions." [18]
Un jour après les essais de tirs de l'Iran du missile Sejil 2 à longue portée, , le 16 décembre 2009, Gordon Brown a qualifié le lancement de préoccupation sérieuse pour la communauté internationale et a mis le cas en évidence en vue de sanctions plus sévères contre l'Iran. [19]
La France
Le 19 février 2010, à la suite du nouveau rapport de l'AIEA, le ministère français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré que le rapport de l'AIEA "montre à quel point il est urgent d'agir résolument pour répondre au manque de coopération iranienne." "Nous n'avons actuellement pas d'autre choix, étant donné ce rapport, que de chercher avec nos partenaires, à adopter de nouvelles mesures par l'intermédiaire du Conseil de sécurité de l'ONU dans les prochaines semaines," a dit Mr. Kouchner dans sa déclaration. [20]
Le président français Nicolas Sarkozy a approuvé la proposition américaine sur des sanctions plus sévères contre l'Iran relatives à son programme d'enrichissement nucléaire. Le "moment est venu d'adopter des sanctions plus sévères, dans l'espoir de reprendre le dialogue," a dit Nicolas Sarkozy après une réunion avec le Secrétaire à la Défense américain, Robert Gates, le 8 février 2010. [21]
Le 16 septembre 2009, Nicolas Sarkozy a publiquement accusé l'Iran de mentir en disant: "C'est une certitude pour tous nos services secrets. L'Iran travaille aujourd'hui sur un programme (d'armement) nucléaire." L'Iran par contre insiste que l'objectif de son programme nucléaire est pacifique." [22]
Dans un discours de stratégie diplomatique, Nicolas Sarkozy a critiqué la manière dont les dirigeants iraniens ont géré les élections contestées et leur programme nucléaire et a lancé la possibilité de nouvelles sanctions "sévères" contre l'Iran s'il poursuit ses activités nucléaires. "Ceux sont les mêmes dirigeants, en Iran, qui nous disent que le programme nucléaire est pacifique et que les élections étaient honnêtes. Franchement, qui les croit? a-t-il demandé le 26 août 2009. [23]
Après l'arrestation des employés de l'ambassade britannique à Téhéran pour leur prétendu soutien aux manifestations pro-démocratiques en juillet 2009, Nicolas Sarkozy a vivement condamné les dirigeants iraniens, à travers les yeux d'un dirigeant mondial en disant: "Nous pensons que le peuple iranien mérite mieux que ses dirigeants actuels." [24]
L'Allemagne
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a insisté le 19 février 2010, que l'Iran "n'avait aucun droit à la capacité d'armes nucléaires." La communauté internationale discuterait des mesures contre l'Iran "y compris la possibilité de sanctions supplémentaires." "La patience de la communauté internationale a ses limites," a-t-il ajouté. [25]
"Le temps presse. Le moment est venu de discuter de sanctions au niveau international. Nous avons fait preuve d'une très grande patience mais cette patience a atteint ses limites," a dit la chancelière Angela Merkel dans une conférence de presse conjointe avec le président israélien Shimon Pérès, le 26 janvier 2010. "Les efforts de la communauté internationale n'ont provoqué aucun changement jusqu'ici et le moment est venu de d'envisager des sanctions plus sévères." a dit Angela Merkel. [26]
Dans le cadre d'une rencontre avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu le 18 janvier dernier, la chancelière allemande Angela Merkel a dit: "Nous travaillerons pour plus de sanctions… Nous avons toujours demandé à l'Iran la transparence et la coopération, mais malheureusement l'Iran n'a pas répondu." [27]
En décembre 2009, Angela Merkel a dit: "Notre patience [avec l'Iran] est mise à rude épreuve" et que de nouvelles sanctions devaient être envisagées si l'Iran continuait à désobéir. [28]
En août 2009, Angela Merkel a menacé avec des sanctions dans le secteur de l'énergie si l'Iran ne coopérait pas avec la communauté internationale sur son programme de développement nucléaire. "S'il n'y a pas de progrès, nous devrons réagir avec des sanctions supplémentaires," a dit Angela Merkel. Elle a ajouté: "Si l'Iran possédait des armes atomiques, la situation serait dangereuse. C'est pourquoi, des sanctions seraient justifiées. […] Il est évident que Téhéran […] ne doit pas obtenir la bombe atomique." [29]
Les États-Unis
Susan Rice, ambassadrice des États-Unis à l'ONU, a dit que le dernier rapport de l'AIEA en date du 19 février 2010 "souligne que l'Iran continue à bafouer ses obligations internationales" et indique que Téhéran poursuit "son programme d'armement nucléaire avec le but de se dérober." Susan Rice a dit que le rapport démontre "l'urgence" que l'Iran doit maintenant s'engager avec la communauté internationale sur son programme nucléaire ou "affronter la pression internationale." [30]
La Secrétaire d'État américaine Hillary Clinton a dit le 15 février 2010 que les Gardiens de la Révolution iraniens ont pris tellement de pouvoir qu'ils remplacent le gouvernement. "L'Iran avance vers une dictature militaire. [...] Le leadership civil est soit préoccupé par la situation politique interne soit cède le terrain aux Gardiens de la Révolution," a-t-elle dit au cours d'une visite dans le Golfe où elle a rallié le soutien pour une nouvelle série de sanctions de l'ONU contre Téhéran. [31]
Le président Barack Obama a dit le 9 février 2010, après que le régime iranien n'a toujours pas accepté l'accord d'enrichissement de l'uranium international: "La prochaine étape est des sanctions. Ils ont fait leur choix jusqu'ici mais la porte est encore ouverte." Le président avait, à l'origine, fixé un délai à fin 2009. [32]
Plus tôt, le 19 novembre 2009, Barack Obama a mis en garde: "Cela fait déjà des semaines, et l'Iran n'a pas montré sa volonté de dire oui à cette proposition… et en conséquence nous avons commencé des discussions avec nos partenaires internationaux sur l'importance d'avoir des conséquences," a-t-il dit dans une conférence avec le président de la Corée du Sud Roh Moo-Hyun. "Dans les prochaines semaines, nous développerons un ensemble de mesures potentielles que nous pourrons prendre, qui montreraient à l'Iran notre sérieux." [33]
L'Union européenne (UE)
Le 6 février 2010, s'exprimant dans le cadre d'une conférence sur la sécurité internationale à Munich, Catherine Ashton, haute représentante de la politique extérieure de l'UE, a dit que "les possibilités de dialogue ne sont pas épuisées." [34]
Dans une déclaration prononcée le 11 février 2010, jour où l'Iran a célébré le 41e anniversaire de la Révolution islamique et s'est autoproclamé "État nucléaire", Catherine Ashton a dit que l'UE a noté avec "grande inquiétude" les arrestations et la violence contre les dirigeants de l'opposition. "Les choix que fait ce régime à l'égard de son peuple et de la communauté internationale sont les mauvais. Aucune rhétorique exagérée ne peut cacher ça. Ce régime abandonne son propre peuple qui mérite mieux," a-t-elle dit. [35]
"Si les règles ne sont pas observées, nous devons alors prendre des mesures, quelles qu'elles soient… Des sanctions seront abordées dans les discussions," a également dit Catherine Ashton. [36]
Le ministre finlandais des Affaires étrangères, Alexander Stubb, a semblé être plus ferme au niveau des sanctions de l'UE en disant que l'Union européenne pourrait annoncer des "sanctions très sévères" contre Téhéran dans les prochains "jours ou semaines". Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait prendre l'initiative de sanctions, mais si cela échoue "nous le ferons par l'intermédiaire de l'UE. Je dirais dans quelques jours ou semaines." Les sanctions impliqueraient un embargo financier et "les problèmes liés à l'énergie," a dit Alexander Stubb après avoir rencontré son homologue canadien Lawrence Cannon à Ottawa, le 11 février 2010. [37]
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